Azula regarde droit devant elle, l’ennui se faisant de plus en plus pesant sur ses épaules. Elle s’obliger à ne pas lâcher la porte du regard, au cas-où quelque chose d’intéressant arriverait. Mais il ne se passe jamais rien d’intéressant. Elle aimerait rendre les choses intéressantes mais, en plus de l’ennui, elle peut sentir peser sur elle le regard de son frère.
Zuko, ô Zuko. Il s’inquiète indubitablement pour elle. Et même si ça la met en rogne, elle repense aux exercices que Katara lui a demandé de faire pour gérer sa colère. Oh ce qu’elle déteste Katara. Elle ne l’a jamais aimée. Mais elle la supporte encore moins depuis qu’elle fréquente son frère. Parfois, elle s’imagine la briser en deux. L’attraper par la nuque et lui arracher la peau. Elle voudrait couper ses cheveux, lui arracher les yeux, la brûler vive. Oh, mais c’est vrai. Elle a perdu sa maîtrise. Et, en plus d’être constamment surveillée, on la bourre de médicaments qui lui rendent la tête lourde.
Il n’y a que dans ce salon de thé ringard qu’on la laisse aller en étant sobre. Bien évidemment, elle ne s’occupe pas des clients. Ça, c’est pour Zuko et cet imbécile d’Aang.